


En 1998, la première étude(1)
menée par les Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV) portant sur l’évaluation des risques iatrogènes médicamenteux évitables, a mis en évidence que 13% des hospitalisations secondaires(2,3)
à des effets indésirables sont liées à une hémorragie sous AVK, soit environ 17 000 hospitalisations par an, dont plus de la moitié évitables.
Différentes études ultérieures ont confirmé la prédominance des médicaments AVK comme cause des accidents iatrogènes entraînant une hospitalisation.
Même si les dernières données disponibles(4)
montrent que la part des effets indésirables évitables a diminué et ne représente plus qu’un quart des effets indésirables imputables aux AVK, il importe de continuer à améliorer les conditions de prescription et de suivi de ces traitements, ainsi que la connaissance qu’en ont les patients.
Différentes enquêtes ont été entreprises afin de mieux adapter aux besoins et aux pratiques, les campagnes d’information que réalise l’ANSM, ainsi que pour en suivre l’impact.
(1)
Regional Centers of Pharmacovigilance. Iatrogenic medication: estimation of its prevalence in French public hospitals. Therapie. 1999 Jan-Feb;54(1):21-7.
(2)
Pouyanne P, Haramburu F, Imbs JL, Bégaud B and the French Pharmacovigilance Centres. Hospitalisations due to adverse drug reactions: a cross sectional study in medical departments. BMJ 2000; 320: 1036.
(3)
ENEIS : étude nationale sur les événements indésirables graves liés aux soins. DREES. Fascicule Etudes et Résultats n°398, mai 2005.
(4)
EMIR : Effets indésirables des Médicaments : Incidence et Risque, sur les hospitalisations liées à un effet indésirable médicamenteux. Coordination CRPV de Bordeaux. Décembre 2007 (en cours de publication).
