


Tous les risques liés à l’utilisation d’un produit ne peuvent être mis en évidence avant la mise sur le marché notamment par des études cliniques.
Par un processus continu de recueil, d’enregistrement, d’évaluation d’incidents ou d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation des produits de santé, les vigilances des produits de santé permettent :
Elles concourent toutes au même objectif : assurer la sécurité du produit pour renforcer la sécurité des personnes (patient, donneur ou utilisateur).
N'ayant pas été mises en place au même moment, leurs stades de développement différent, tant au niveau national qu'au niveau européen.
Selon les vigilances, les échanges sont plus ou moins systématisés avec les autres états membres. Des obligations règlementaires d’échanges d’informations existent pour la pharmacovigilance, l’hémovigilance, la réactovigilance, la pharmacodépendance et la matériovigilance.
8 Vigilances
L’ANSM a en charge huit vigilances différentes, toutes définies dans le code de la santé publique :
Deux autres systèmes de signalements qui s’apparentent à des vigilances travaillent en lien étroit avec ces dernières.
Le Guichet erreurs médicamenteuses
Cette structure recueille et gère les signalements d’erreur ou de risque d’erreur médicamenteuse liés au médicament, et notamment à sa présentation, sa dénomination.
Ce système mis en place récemment, n’est pas encore défini réglementairement.
(868 ko)Le Département de la veille sanitaire
Ce département gère notamment les défauts de qualité des médicaments.
Cela nécessite des interfaces régulières avec les services d’évaluation, de contrôle et d’inspection.
L’Agence intervient également dans la gestion des alertes sanitaires impliquant des produits de santé. Elle peut être amenée aussi à gérer des alertes liées à des substances psychoactives, médicamenteuses ou non, en liaison notamment avec la DGS et l’InVS.
Les vigilances sanitaires s’appuient sur la participation des professionnels de santé concernés, via leurs déclarations, et sur l’implication active de ceux d’entre eux désignés pour exercer des responsabilités particulières au sein des réseaux de vigilances :
L’hémovigilance est la seule vigilance à avoir un réseau local et un réseau régional (animé par le coordonnateur régional d’hémovigilance (CRH )) rattaché à une Agence régionale de santé (ARS).
En pratique, les professionnels de santé
signalent les incidents ou effets indésirables aux réseaux de vigilance qui, après analyse, les déclarent à l'ANSM.
Les correspondants ou coordonnateurs participent en outre à l'animation des réseaux de vigilance au niveau de leur territoire d’intervention (niveaux local et régional).
Au niveau national : l’Agence, en assurant l'évaluation globale des données met en évidence des signaux susceptibles d’appeler le cas échéant des mesures de gestion du risque de portée internationale.
De leur côté, les industriels déclarent directement les incidents ou effets indésirables à l'ANSM par le biais, le cas échéant, de leur correspondants locaux.
L'Agence a mis en place dès août 1999 une coordination nationale des vigilances pour améliorer la cohérence des différents systèmes de vigilance, y compris ceux concernant des produits hors du champ de compétence de l’Agence.
Ce comité est composé de tous les responsables des vigilances de l’ANSM ainsi que de partenaires extérieurs:
Il se réunit une fois par mois à l’ANSM. Ses missions consistent notamment à échanger sur des cas marquants issus des vigilances mais aussi sur des points règlementaires ou de méthodologie comme la mise en place de nouveaux outils de travail (iprocédures, glossaire des vigilances, documents d'informations ), l’émergence de nouvelles vigilances, les expérimentations en cours au sein des agences sanitaires et le retour d’expérience sur des dossiers transversaux.
