


Les professionnels de santé (médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, biologiste, sage-femme, infirmière ou infirmier), habilités à prescrire et à administrer les produits de santé d’une part et à assurer le suivi médical des patients jouent un rôle fondamental dans le système national de biovigilance.
D'autres professionnels, et en particulier ceux impliqués dans les activités de fabrication, transformation, préparation, conservation, distribution, cession, importation ou exportation des produits relevant de la biovigilance font partie du système national de biovigilance.
La biovigilance repose sur le signalement sans délai, par l’ensemble de ces professionnels, de tout incident et de tout effet indésirable.
Ce signalement se fera, dans la grande majorité des cas, au correspondant local de biovigilance de leur lieu d’exercice.
Les professionnels doivent transmettre toutes les informations concernant les incidents et les effets indésirables au correspondant local de biovigilance de leur lieu d’exercice ou à la cellule de biovigilance de l'ANSM.
Ils doivent en outre conserver l'ensemble des documents relatifs à l'incident ou à l'effet indésirable signalé afin de pouvoir, le cas échéant, compléter les informations qu'ils ont transmises et coopérer avec les correspondants locaux de biovigilance ou la cellule de biovigilance de l'ANSM lors d'enquêtes ultérieures.
Sa mission première est de veiller à ce que les exigences en matière de signalement et de déclaration soient mises en place et respectées par tous le plus rapidement possible.
Dans un second temps, une réflexion pourra être menée avec les professionnels de santé et les autres acteurs du système pour définir, plus précisément, des recommandations adaptées aux spécificités des produits qui entrent dans le domaine de la biovigilance.
Selon la réglementation, l'ANSM :
En pratique, ces missions sont assurées par la cellule de biovigilance qui est rattachée au département de l'évaluation des produits biologiques (DEPB) de la direction de l'évaluation des médicaments et produits biologiques (DEMEB).
La cellule de biovigilance est chargée de mettre en place et d’animer le système national de biovigilance. Son rôle consiste notamment à :
La Commission nationale de biovigilance
est une commission consultative qui siège auprès de l’ANSM et qui fait partie du système national de biovigilance.
Cette commission a pour missions :
| Vos interlocuteurs à L’ANSM Cellule de biovigilance / secrétariat
Tel : 01 55 87 35 66 |
Pour pouvoir mettre en place et assurer le bon fonctionnement du système national de biovigilance, l'ANSM s'appuie également sur un réseau d'établissements.Tous ces établissements doivent désigner un correspondant local de biovigilance
Cette dernière, par l'intermédiaire de ses 7 services de régulation et d'appui inter-régionaux (SRA) localisés dans des CHU, assure une mission de proximité indispensable notamment en matière de greffe d'organes. Depuis quelques années déjà, c'est le pôle " Sécurité - Qualité " de l'ABM qui gère les déclarations liées à la vigilance en liaison avec les SRA ainsi que les expertises liées à la sécurité et à la qualité des organes et des tissus.
Il intervient dans le système de biovigilance essentiellement par l'intermédiaire de ses établissements régionaux de transfusion sanguine ou ETS. Un correspondant local de biovigilance doit être désigné dans chacun des 18 ETS.
