L’ANSM partenaire de « Mois sans tabac »

02/11/2017
L’initiative « Mois sans tabac » est une campagne de santé publique qui s’inscrit dans le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT 2014-2019). L'ensemble des actions de l'ANSM en font un acteur reconnu de ce programme, auquel elle participe dans le cadre du Plan Cancer.

Les missions principales de l'ANSM, offrir un accès équitable à l'innovation en termes de produits de santé et garantir la sécurité d'utilisation de ces derniers tout au long de leur cycle de vie, se déclinent pour les médicaments utilisés dans l'aide au sevrage tabagique.

Ces médicaments se divisent, à l'heure actuelle, en deux types: des traitements de substitution à la nicotine (sous forme de dispositif transdermique, gomme à mâcher, pastilles, inhaleur, spray) ou des traitements chimiques.

L'ANSM intervient pour l'ensemble de ces produits :

  • dans le cadre de leur Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), que ce soit en procédure nationale ou européenne, et dans le contexte de leurs suivis, notamment en termes de pharmacovigilance, par l'évaluation des données se rapportant tant à la qualité pharmaceutique, que sur les données chez l'animal et les données chez l'être humain (efficacité et sécurité).
  • en amont de ces AMM, en accompagnant les laboratoires dans le développement de nouveaux produits ou de nouvelles formes galéniques, que ce soit par des avis scientifiques ou par l'évaluation des demandes d'autorisation d'essais cliniques.
  • au niveau de la publicité, en particulier celle faite auprès du public. Dans un objectif de Santé Publique, les produits de sevrage tabagique peuvent ainsi faire l'objet de campagnes promotionnelles auprès du grand public et les demandes de visa pour ces médicaments font l'objet d'un contrôle et, le cas échéant, d'une autorisation a priori par l'ANSM.

L'ANSM travaille comme partenaire avec le Ministère en charge de la santé et les autres autorités de santé afin de promouvoir la lutte contre le tabac, considérée comme priorité de Santé Publique. Elle a notamment participé aux discussions nationales et européennes lors de l'émergence des cigarettes électroniques en 2012 et est régulièrement sollicitée par la Direction Générale de la Santé (DGS) pour prendre part aux travaux entourant les enjeux liés à l'arrêt du tabac, par exemple pour la prise en charge du sevrage tabagique. Elle fait actuellement partie d'un groupe de réflexion au sein de la DGS sur le vapotage, pour lequel elle a établi un point d'information en 2016.

Enfin, l'ANSM a participé à l'élaboration de bonnes pratiques dans le cadre de l'arrêt du tabac, établies par la Haute autorité de santé (HAS) en 2014, du fait de son expertise sur l'évaluation des médicaments utilisés dans le sevrage tabagique.

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