


Les contrefaçons et autres falsifications de médicaments échappent à tous les contrôles permettant de garantir au consommateur leur qualité en termes d’efficacité et de sécurité et représentent donc un risque pour leur santé.
A ce jour, aucun cas de médicaments contrefaits n’a été détecté en France dans le circuit de distribution officiel. Le circuit légal implique en effet une distribution en gros par des établissements pharmaceutiques et une vente au détail dans des pharmacies d’officine ou des Pharmacies à Usage Intérieur des établissements de santé.
Achetés par des particuliers sur Internet, ces produits pénètrent en France le plus souvent par transport postal. Ils peuvent être également proposés dans divers points de vente physiques tels des herboristeries ou des magasins de vente au détail…Leur présence dans les circuits illégaux leur permet d’échapper aux contrôles réguliers réalisés par les autorités sanitaires.
Aux côtés d’un ensemble d’acteurs, dans un travail en réseau avec les autres services publics et les acteurs privés concernés, l’ANSM est engagée dans la lutte contre la diffusion des contrefaçons et autres falsifications de médicaments.
Les inspecteurs de ce département ont élaboré une procédure spécifique pour le traitement des cas de contrefaçon qui surviendraient en France.
En cas de suspicion, l’agence peut le cas échéant prendre des mesures conservatoires de rappel ou de mise en quarantaine, comme cela a été le cas en 2007, en accord avec les fabricants de médicaments pour des lots des spécialités commercialisées en France (Plavix®, Zyprexa® et Casodex®) dont le numéro figurait sur des produits contrefaits identifiés au Royaume Uni.
Parallèlement, un plan d’action contre la vente de produits de santé sur Internet a été mis en œuvre
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Selon l’OMS, 50 % des médicaments vendus par le biais de sites internet seraient des contrefaçons.
La plupart des médicaments contrefaits ou falsifiés visent les troubles de l’érection, l’amaigrissement, le développement de la masse musculaire.
Les inspecteurs sont ainsi amenés à saisir directement l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC), brigade chargée de la cybercriminalité. Tout récemment, une procédure d’achat de médicaments sur Internet a été mise en place, afin de mieux connaitre la composition de ces produits, leur provenance, voire de détecter les éventuelles contrefaçons.
Il arrive que les inspecteurs constatent des faits qui contreviennent au code de la santé publique et relèvent de l’exercice illégal de la pharmacie.
A cet égard, l’ANSM peut saisir les parquets territorialement compétents, ainsi que les pôles santé de Paris et Marseille mis en place par le Ministère de la justice, en vue de suites pénales
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Les infractions constatées concernent le code de la santé publique mais aussi :
Les inspecteurs de l’ANSM participent également dans certains cas à des opérations déclenchées par les autorités judicaires, policières ou douanières. Ils peuvent notamment être réquisitionnés par le parquet ou l’instruction en vue d’effectuer des perquisitions aux côtés des Officiers de Police Judicaire.
Pour lutter contre des infractions, les inspecteurs de la Direction de l’Inspection et des Etablissements (DIE) peuvent aussi mettre en œuvre des suites administratives
:
Ils mènent par ailleurs des actions de communication pour alerter les consommateurs si un produit falsifié s’avère être particulièrement dangereux pour la santé publique.
La Direction des Laboratoires de Contrôle de l’ANSM a initié un travail sur les contrefaçons depuis 2003 à la suite de la mise en évidence d’une contrefaçon d’une spécialité anti-rétrovirale, circulant sur le marché Africain, dont deux des principes actifs avaient été substitués.
Le développement de méthodes et de techniques applicables à un grand nombre de produits du marché représente un axe fort de ses travaux.
La DLC a développé plusieurs méthodes chromatographiques permettant d’identifier et de doser simultanément les molécules anti-rétrovirales, les antipaludéennes ou les antituberculeuses dans des spécialités commercialisées au niveau mondial..
Des techniques
telles le Proche Infra-Rouge, l’analyse d’image, la CLHP/SM, la recherche de solvants résiduels en CG/SM… ont été éprouvées par le laboratoire et font aujourd’hui parti des expertises mises en œuvre régulièrement sur ce type de produit.
Une échantillothèque
de différents produits autorisés, a été constituée afin de répondre le plus rapidement possible en cas de suspicion, ciblées sur :
Les développements scientifiques dans le domaine de la contrefaçon ainsi que le traitement de certains cas de contrefaçons font l’objet d’informations régulières au sein du réseau des Laboratoires de Contrôle Officiels Européens des Médicaments (OMCLs).
Une base de données des différents cas répertoriés et des techniques mises en œuvre pour la caractérisation de chaque contrefaçon
existe maintenant depuis plus de deux ans.
Les laboratoires de la DLC travaillent également en collaboration avec différentes équipes universitaires françaises pour développer ou affiner des techniques de détection de la contrefaçon.
Le pôle contrefaçon contrôle un grand nombre de produits illicites à la demande des douanes, de la police, de la justice, ainsi que des produits prélevés sur Internet. Les produits illicites sont extrêmement variés, et leur composition souvent inconnue.
Parmi les produits les plus contrôlés au cours de l’année 2009, il est possible de citer :
